Mayeur de Saint-Paul.                          129
II
Jeudi, 12 novembre 1778, 9 heures du foir.
François-Marie Mayeur, acteur d'Audinot, demeurant rue Montmartre, arrêté par Jofeph Piètre, brigadier de la garde de Paris, en vertu des ordres du magiftrat. Pourquoi nous l'avons envoyé au For-1'Évêque (1).
(Archives des Comm., n° $022.) III
L'an 1779, 1- mercredi 18 août, dix' heures de relevée, en l'hôtel et par­devant nous HubcrtMutel, etc., eft comparu Louis-Michel Fortier, fergent de la divifion, commandant la garde de Paris : Lequel, en exécution des ordres dont il eft porteur ct en vertu de l'ordonnance de Sa Majefté concernant les fpec-tacles, vient d'arrêter le lieur Mayeur, acteur du fpectacle du lieur Audinot, ct l'a conduit par-devant nous à l'effet de conftater fa capture.
En conféquence, avons fait paraître devant nous ledit fleur Mayeur, lequel enquis par nous de fés nom, furnoms, âge, pays, qualité et demeure, a dit fe nommer François-Marie Mayeur, âgé de vingt ans, natif de Paris, pa-roiffe St-Paul, acteur du fpectacle du fleur Audinot, demeurant au fau­bourg St-Martin, paroiffe St-Laurent.
Signé : Mayeur ; Mutel.
Ce fait, ledit fleur Fortier s'eft chargé dudit fleur Mayeur, pourle conduire cs prifons du For-1'Évêque (2) et l'y recommander en vertu defdits ordres dont il eft porteur.
Signé : Fortier ; Mutel.
(Archives des Comm., n° 257;.)
IV
Lundi, 18 octobre 1779, 8 heures du foir.
François-Marie Mayeur, acteur d'Audinot, arrêté par le fleur Seigneur, officier de la garde de Paris, pour avoir récité au public un compliment avant
(1)  Pour incartade commise pendant la représentation qui sc composait ce soir-là de': Il n'y a pins d'enfants, 'petite pièce dc Nougarct, suivie de Ia File de Colette, divertissement-pantomime, terminée par Don Quichotte armé chevalier, pièce de Labussière, et par Ies Nôces de Gamache, divertissement du meme auteur.
(2)  L'incorrigible Mayeur s'était encore attiré cette sévère punition par son insolence envers son directeur et son sans-gène avec le public pendant la représentation du 18 août 1779. On jouait ce soir-li à l'Ambigu-Comique : Us Quatre fils Aymon, pantomime en trois actes, par Arnould-Mussot, précédée dc la Maison à donner, petite comédie.
Sp. — ir.                                                                             9